Cicatrisation d’un arbre : un paramètre à prendre en considération avant l’élagage

L’élagage qui se traduit par la coupe de plusieurs branches de l’arbre inflige des plaies plus ou moins béantes au végétal. Depuis toujours, des produits divers sont utilisés par les élagueurs pour couvrir les blessures. Cet article vous aidera à comprendre comment faire pour accélérer la cicatrisation de l’arbre.

L’application de protection, une pratique courante à la suite d’une taille de branches

Il est certes vrai que l’élagage permet d’entretenir la forme et la santé d’un arbre, mais il faut se rendre à l’évidence : la coupe de branche sera toujours une pratique agressive pour lui. En effet, l’écorce est blessée une fois le bois enlevé, que celui-ci soit malade ou recouvert de champignon. De plus, les travaux d’élagages sont périodiques. Certains propriétaires en abusent même.

L’air et l’environnement dans lequel évolue l’arbre véhiculent cependant des agents pathogènes qui s’incrustent dans la plaie dès que celle-ci survient. Certaines des maladies contractées par l’arbre pendant la cicatrisation ont des conséquences néfastes pour le végétal. L’élagage censé l’entretenir est à l’origine de la décomposition de son tronc dans certains cas.

Diverses techniques sont utilisées par l’expert en élagage tel cet élagueur expérimenté dans le 93 pour limiter au maximum les risques de contraction de maladie pour le végétal. Outre le pansement, les arboriculteurs ont recours à des produits cicatrisants tels que le mastic ou les baumes.

Un panel de produit pour couvrir les plaies sur l’écorce

Une fois la taille terminée, de nombreuses personnes choisissent d’appliquer sur l’écorce blessée des produits de recouvrement. Selon le cas, elles optent pour des cicatrisants ou des baumes à cicatriser. Certains élagueurs préfèrent utiliser des bombes cicatrisantes tandis que d’autres appliquent des mastics. Les élagueurs professionnels confirment l’efficacité de ces produits. Grâce à ces derniers, une barrière empêche les maladies de ronger le végétal. L’argile figure parmi les antifongiques les plus réputés pour son efficacité.

Certains élagueurs par contre évitent le recours à quelques produits que ce soient pour couvrir la plaie. Leur technique, c’est la stimulation du système d’autodéfense du végétal en facilitant la création d’un bourrelet de recouvrement.

Dans tous les cas, vous devez savoir d’une part que les tissus endommagés à la suite des travaux d’élagage ne se régénèreront jamais. D’autre part, évitez l’utilisation du goudron de Norvège pour couvrir la plaie sur l’écorce. Non seulement celui-ci est inefficace pour empêcher le développement des champignons, mais en plus, le goudron contient des produits toxiques pour les tissus déjà à nu.

Quelques conseils pour accélérer la cicatrisation

En fonction de son âge et en fonction de l’étendue de la plaie occasionnée à la suite d’une coupe de branches, la cicatrisation peut être lente ou rapide. Quelques recommandations sont nécessaires si vous voulez que votre végétal connaisse une bonne cicatrisation. Tout d’abord, taillez le bois au niveau de la ride et du col. Cette technique permet de réduire la superficie de la plaie. Dans le cas où votre coupe n’a pas été précise et franche et qu’un détachement de l’écorce est constaté, pensez à la retirer pour ne pas étendre les zones pouvant être pourries.

L’accélération et la qualité de la cicatrisation dépendent en une partie de la période au cours de laquelle vous procédez à l’élagage. De préférence, sauf urgence extrême, ne coupez pas les branches pendant la période estivale. La grande chaleur et les rayons de soleil contribuent à la prolifération de maladies sur les plaies. La saison hivernale est la plus adéquate si vous voulez tailler votre arbre, car non seulement la sève ne coule pas lorsque l’arbre est au repos, mais aussi parce que les déchirures de l’écorce sont mois fréquents que lors d’une taille en vert.