Découvrir la richesse de la déco street art

C’est bien connu, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. C’est pourquoi le street art se joue des règles et des lois. Il est courant également, dans le but de se dépasser, de flirter avec l’illégalité (voire le danger). Le résultat : des cocktails colorés étonnants et détonants souvent taggés avec un talent époustouflant. Ils ne passent pas inaperçus et ne laissent personne indifférent.

Quand le street art devient déco, la bombe qui fait péter l’art traditionnel des zones urbaines explose dans votre intérieur. Car la déco street art est l’expression populaire qui sort en toute liberté des cadres imposés.

Son histoire : une richesse de la déco street art

Le graffiti, art anobli en France dans les années 60, est qualifié de bâtard de rues mal fréquentées vers 1930. Il est l’esquisse de l’art urbain tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le street art est la soupape qui permet à quiconque d’exposer ses états d’âme ou son mécontentement à la vue de tous. Il a d’abord joué du pinceau, du pochoir, puis de la bombe, de l’éponge et de matériaux divers.

L’art de revendiquer

Combien associent encore le métro New-Yorkais venant du Bronx (alors synonyme de population vivant dans la précarité) à une véritable galerie contestataire ambulante ? L’image des wagons livrés à une débauche de couleurs durant les seventies, demeure dans bien des mémoires.
La politique, tournée en dérision, fait par ailleurs souvent figure de principale Muse. On se souvient du mur de Berlin qui, entièrement recouvert de graffitis, servit de tribune libre jusqu’à sa destruction en 89.

Un art indésirable

Au fur et à mesure que sa pratique gagnait en surfaces (rues, monuments publics, moyens de transport), le street art a vu son style et ses techniques s’affiner. Mais l’envahisseur pictural a aussi ses détracteurs. Sanctionné aux USA à partir de 80, il franchit l’Atlantique pour s’étendre à l’américaine en Europe, pas forcément le bienvenu non plus.

Un art à pratiquer dans la clandestinité et l’illégalité ? Quels meilleurs piments pour motiver des artistes avides de liberté d’expression ? Quels meilleurs ingrédients pour booster la créativité des graffeurs de rues de génie, illustres inconnus pour la plupart ?

Une richesse en péril

Mais malgré l’engouement suscité de nos jours et le buzz sur les réseaux sociaux, leurs œuvres sont éphémères, soumises aux réglementations, à l’urbanisation, aux caprices du temps qui passe.

La déco street art permet de conserver ces témoignages, sans pour autant renier l’essence de leur singularité.

Sa diversité : une autre richesse de la déco street art

Quand l’art s’empare de la rue, les styles, les modes d’expression et les dénonciations sont aussi nombreux et variés que les graffeurs eux-mêmes.

Le kaléidoscope de la déco street art

Graphismes, tonalités et langages : on retrouve sur des formats de petites dimensions une qualité d’œuvres identique à celle réalisées en extérieur :

  • l’abstrait autorise une interprétation sans limites
  • le collage met en situation des personnages dans le but de transmettre un message
  • le pochoir demande en amont une grande préparation mais permet une réalisation plus rapide in situ.
  • le mixte permet de mélanger plusieurs techniques
  • le perso : toujours présent dans ses graffitis, un même personnage est la signature de son auteur
  • le portrait réalisé à la bombe est une pièce d’orfèvrerie, saisissante de réalisme

Découvrir la déco street art

Le street art rallie, dénonce, interpelle, dérange.

  • il est la richesse de l’art populaire dans toute sa splendeur
  • il nous lie intrinsèquement à la vie sociale et au milieu urbain contemporains
  • il est le langage collectif d’une société où nous évoluons tous
  • il nous surprend, nous amuse et nous fait sortir des sentiers battus

Y compris sous forme de déco, nul besoin d’éducation ou de culture artistique pour apprécier le street art, c’est ce qui en fait sa force.