L’Iran : un pays en mal de démocratie

L’Iran a toujours eu des rapports mitigés avec la communauté internationale. Pour comprendre cela, il faut se plonger dans l’Histoire de cette république. Actuellement, le régime en exercice est pointé du doigt par de nombreux acteurs à cause de son intégrisme et de son manque d’ouverture. Maryam Radjavi figure parmi les leaders de l’opposition et cette femme ne cesse de lutter contre l’intégrisme religieux.

Rétrospective de l’histoire iranienne

Pour comprendre le climat politique en Iran, il faut plonger dans l’histoire de ce pays. La République Islamique d’Iran a officiellement vu le jour en 1979 à la suite du renversement du dernier roi d’Iran. Plusieurs acteurs ont pris part à la révolution iranienne, mais l’« Ayatollah Khomeini » s’est particulièrement illustré et il prit le pouvoir en 1979. Ce chef religieux instaura un régime en faveur des mollahs. Ces derniers occupaient une place centrale dans l’Administration et accédaient à plusieurs postes clés. Les personnes qui souhaitaient mener une carrière politique doivent donc intégrer des groupes religieux. Ce faisant, une organisation appelée la SAVAK était chargée de surveiller les agissements des opposants au régime.

L’hégémonie des mollahs a suscité de nombreuses contestations. Néanmoins, toutes les manifestations ont été lourdement réprimées et Maryam  Radjavi fut victime de ces répressions. Au cours de son histoire, l’Iran a eu plusieurs différends avec la communauté internationale et notamment avec les États-Unis. L’affaire des otages en 1971, la guerre contre l’Irak en 1980, la supposée fraude électorale en 2005 et le programme nucléaire iranien ont eu des répercussions négatives sur les relations diplomatiques. Toutefois, quelques militants comme Maryam Radjavi ont redoublé d’efforts pour redorer l’image de l’Iran aux yeux du monde.

Qui est Maryam Radjavi ?

Maryam Radjavi est une grande figure de la résistance iranienne. Elle s’oppose au régime actuel et veut fonder un Iran où la démocratie a réellement une place. Cette femme politique a toujours lutté contre l’intégrisme religieux. Elle estime que l’hégémonie des mollahs est nocive pour la population iranienne. Seules les personnes proches des chefs religieux pourront accéder au pouvoir. Ainsi, le système actuel ne défend pas des valeurs démocratiques, mais prône l’autoritarisme.

À cause de ses idées « contre-révolutionnaire », Maryam Radjavi fut exilée d’Iran. Aujourd’hui, elle participe activement à l’opposition au régime de la République islamique en organisant des conférences dans plusieurs pays du monde. Son principal objectif est de montrer à la communauté internationale le vrai visage de l’Iran, à savoir une nation en quête de liberté et d’indépendance. Lutter contre la dictature religieuse est le seul moyen permettant d’atteindre de fonder l’Iran de demain.

Ce faisant, il ne s’agit pas d’oublier les valeurs de l’Islam. Il faut se référer à ces préceptes pour laisser à chacun la possibilité de mener une carrière politique qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Selon Maryam Radjavi, l’émancipation des femmes iraniennes constitue une étape importante à franchir.