Voyager à vélo avec des enfants en bas âge

Pour un voyage sur route, on trouve assez facilement son bonheur, le choix se fait beaucoup en fonction du budget, de certaines attentes que l’on peut avoir ou d’opportunités que l’on saisit (remorque d’occasion, etc.).

Si on souhaite rouler sur chemin, les suspensions proposées sont presque toujours insuffisantes (suspension de type élastomère, par exemple). Il est généralement préférable de monter des pneus larges (type Schwalbe Big Apple) et de les sous-gonfler légèrement (selon le poids transporté). L’effet de suspension donné par les pneus sera nettement supérieur à des suspensions non réglables. Les suspensions à lames (réglables) de chez Chariot sont déjà plus efficaces, mais ne permettent pas non plus de sortir de chemins relativement roulants.

Les remorques pour vélo électrique, équipées pour transporter les enfants

En outre, si on roule sur terrain sec ou poussiéreux, l’enfant recevra la poussière soulevée par le vélo à l’intérieur de la remorque (vu qu’il est face à la route). La marque Canondale fabriquait il y a encore quelques années une remorque dos à la route, mais celle-ci n’est plus produite. L’idéal est une remorque mono-roue, l’enfant n’est ainsi pas balloté de gauche droite comme avec une remorque deux roues. Il n’existe pour l’instant qu’un seul modèle, la Single Trailer de Tout Terrain. Celle-ci est vraiment bien adaptée un usage tout-terrain, notamment avec son amortisseur de VTT, mais c’est une des remorques enfant les plus onéreuses. Une alternative la remorque est le siège enfant que l’on monte sur le porte-bagages du vélo. Cette solution est plus simple et plus légère qu’une remorque, mais le centre de gravité du vélo est plus élevé (moins de stabilité), l’enfant ne peut pas faire la sieste. Pour la sécurité, en cas de chute du vélo, il est très mal protégé (ce qui n’est pas le cas avec une remorque deux roues) et on ne peut pas laisser l’enfant lorsqu’on pose le vélo.

Pour les enfants plus grands

Lorsque l’enfant devient trop grand pour être dans la remorque, on passe généralement sur une roue. Deux possibilités s’offrent dans ce cas, soit une barre de traction ou système type « Follow-me » (permettant d’atteler un vélo enfant derrière le vélo), soit une « véritable » roue. Une roue est une sorte de demi-vélo qui s’accroche derrière un vélo adulte, soit avec un porte-bagages spécial, soit à la tige de selle. On obtient une sorte de tandem adulte-enfant, sauf qu’il est articulé et que l’enfant n’est pas obligé de pédaler au rythme de l’adulte.

Quand l’enfant est presque autonome

Pour les enfants qui roulent à vélo, il y a le système de traction « follow-me » qui est plébiscité pour sa flexibilité et pour sa stabilité. Dans ce cas, l’enfant peut être tracté ou il peut utiliser son vélo librement. Un vélo enfant tracté a l’avantage d’être détachable. L’enfant peut pédaler seul de temps en temps, par exemple sur une piste cyclable. L’inconvénient est que lorsque le vélo enfant est accroché au vélo adulte, l’enfant ne peut pas aider au pédalage, car la démultiplication n’est pas adaptée la vitesse d’un vélo adulte.

La vraie troisième roue

Elle possède une démultiplication identique à celle d’un adulte, avec le plus fréquemment un dérailleur. L’enfant peut donc apporter une véritable aide au pédalage, ou encore rester en roue libre. Une solution de type tandem adulte/enfant est plus coûteuse et moins polyvalente, mais également beaucoup plus stable qu’une troisième roue. Une troisième roue (ou un système de traction) a toujours tendance à occasionner un balancement du vélo adulte (surtout si l’enfant se penche), balancement que l’adulte doit rattraper. Il faut un peu d’habitude et veiller à ne pas rouler à une vitesse trop élevée. Le phénomène est plus ou moins sensible selon la qualité des dispositifs.